Transition du 7 février 2026 : le MORN à l’origine d’une solution haïtienne concertée
Face à l’échéance cruciale du 7 février 2026, marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et du Gouvernement actuel, une initiative politique majeure a pris forme autour d’un document central : le Protocole d’engagement pour une solution haïtienne relative à la transition institutionnelle.
Cette démarche est née à l’initiative du Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationales (MORN), qui s’est positionné comme le catalyseur du dialogue et de la convergence politique ayant conduit à la signature de ce protocole par plusieurs forces politiques et organisations de la société civile.
Une initiative portée par l’urgence d’éviter le vide institutionnel
Le protocole repose sur un constat partagé :
• l’expiration inévitable du mandat du CPT au 7 février 2026 ;
• le risque réel d’un vide institutionnel susceptible d’aggraver le chaos sécuritaire et social ;
• la nécessité d’une réponse politique haïtienne, concertée et responsable.
C’est dans ce contexte que le MORN a joué un rôle central en facilitant les échanges entre les forces politiques, notamment à la suite de la réunion du 14 janvier 2026, dont les résolutions ont servi de base au présent engagement.
Une alliance politique structurée autour d’une position commune
Sous cette impulsion, plusieurs groupements, regroupements politiques, partis et organisations de la société civile ont accepté de sceller une alliance formelle, devenant ainsi des « Partenaires engagés pour une solution haïtienne », parmi lesquels :
• le Grand Bloc du Peuple (GBP)/ MORN ;
• l’Initiative du 24 Avril 2025 ;
• l’Opposition Plurielle ;
• l’Accord Karibe ;
• DEHFI ;
• MP-18.
Cette alliance vise une proposition unique et cohérente de sortie de crise, fondée sur le respect strict de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026.
Le respect du 7 février 2026 comme ligne rouge
Conformément au protocole, les signataires, sous l’orientation politique impulsée par le MORN, s’engagent à :
• rejeter toute prolongation du CPT et du Gouvernement actuel ;
• exiger une passation de pouvoir organisée ;
• défendre publiquement cette position commune devant la Nation.
Ce point constitue l’un des piliers fondamentaux de l’initiative portée par le MORN.
Un modèle de gouvernance clairement défini
Le protocole prévoit le rétablissement d’un Exécutif bicéphale pour la nouvelle phase de transition, comprenant :
• une Présidence de la Transition issue de la Cour de cassation, conformément à l’article 149 de la Constitution de 1987, ou à défaut, issue d’un consensus national ;
• un(e) Premier(ère) ministre de consensus, à la tête d’un Gouvernement de Sauvetage National.
Le MORN a veillé à ce que ce modèle repose sur des principes constitutionnels et un équilibre politique réel, évitant toute décision unilatérale.
Une démarche collective et disciplinée
Le protocole consacre également :
• la mise en place d’une équipe technique conjointe pour planifier la passation pacifique du pouvoir ;
• l’interdiction pour les signataires de toute négociation séparée contraire aux engagements pris ;
• une solidarité politique totale jusqu’à la mise en œuvre de la transition.
Ces éléments traduisent la volonté, portée dès l’origine par le MORN, d’imposer une discipline collective et une unité d’action.
Le MORN, initiateur et garant politique de la démarche
Sans se substituer aux entités signataires, le Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationales (MORN) s’affirme comme l’initiateur politique de cette dynamique, ayant permis :
• la convergence des forces ;
• la clarification des positions ;
• la formalisation d’un cadre commun de transition.
À travers ce protocole, le MORN confirme son rôle de force d’impulsion, de médiation et d’orientation, au service d’une solution haïtienne crédible, respectueuse des échéances constitutionnelles et fondée sur l’unité nationale.