La Police nationale d’Haïti (PNH) affiche une nouvelle posture. Lors d’une rencontre à la fois ferme et transparente, le Directeur général de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison, a envoyé un signal fort : l’État reprend l’initiative face aux gangs armés.
Entouré de son haut état-major, le patron de la police a livré une causerie maîtrisée, sereine et directe, répondant sans détour aux questions sensibles liées à la corruption, au coup d’État avorté, aux opérations en cours, à la sécurisation des routes nationales et à l’utilisation des drones kamikazes. Une prise de parole qui inspire confiance et démontre une préparation minutieuse.
Sans ambiguïté, Paraison a martelé qu’il n’existe ni « petits » ni « grands » bandits. « Tous seront traqués », a-t-il affirmé. Acculés par la pression des forces spéciales et les frappes ciblées des drones explosifs, plusieurs criminels seraient désormais contraints de se cacher pour échapper aux opérations policières.
Le Directeur général se veut toutefois clair : ceux qui choisiront de collaborer auront la possibilité de répondre de leurs actes devant la justice. Mais pour ceux qui persistent dans la violence, l’issue est sans équivoque. « Ils finiront par tomber », a-t-il lancé avec assurance.
Sur le terrain, la nouvelle équipe de la PNH est en mode offensif. Les coups de filet se multiplient, plusieurs bandits ont déjà été neutralisés et des chefs de gangs délogés. Le cas le plus emblématique reste celui de l’ancien policier de Delmas, dont la base a été totalement démantelée.
À travers cette démonstration de force et de clarté, la Police nationale entend redonner espoir à une population longtemps éprouvée, tout en réaffirmant que la lutte contre l’insécurité est désormais entrée dans une phase décisive.
J.D